Un GN peut vous faire traverser un royaume en guerre, négocier avec une nécromancienne et dormir sous la pluie — parfois dans cet ordre. L’équipement moderne n’est donc pas l’ennemi de l’immersion. Bien choisi, bien rangé et utilisé discrètement, il permet au contraire de rester dans le jeu plus longtemps. Et en forme plutôt que transi, déshydraté ou vaincu par une ampoule au talon.
Que faut-il prendre en GN pour jouer, camper et faire face aux petits imprévus ? Voici une liste pratique des indispensables à emporter, avec des solutions pour camoufler gourde, téléphone, lampe, trousse de secours et matériel de camping sans compromettre leur fonction.
Avant de remplir les coffres : consultez les consignes de l’organisation. Accès à l’eau, repas, couchage, feu, éclairage, consignes sur les véhicules, les zone hors-jeu et le matériel autorisé varient d’un GN à l’autre. Les règles et le briefing de sécurité de l’événement priment toujours sur les conseils généraux.
Répartir son équipement en trois zones
Le GNiste averti le sait : le sac le mieux rempli du royaume est aussi le plus agaçant du monde quand l’objet recherché repose sous trois couvertures, une cotte de mailles et la moitié du ravitaillement. Pour préparer un GN efficacement, répartissez le matériel selon son degré d’urgence.
Sur soi pendant le jeu
Gardez à portée de main ce dont vous pourriez avoir besoin immédiatement : eau, traitement personnel, téléphone, petite lampe, fiche d’urgence et, selon les conditions, protection solaire, répulsif ou collation.
Une bourse ou une sacoche de GN permet de soustraire ces objets modernes au regard. Vérifiez toutefois qu’elle ferme correctement, ne gêne pas les mouvements et reste accessible d’une seule main. Selon vos préférences et celles de vos personnages vous pourrez préférer une sacoche de belle contenance ou une ceinture couverte de petites poches pleines de secrets.
Au camp, rapidement accessible
Rangez ici la trousse de premiers secours, les vêtements secs, la réserve d’eau, le nécessaire d’hygiène, le chargeur, la batterie externe et le matériel de réparation. Ils n’ont pas besoin de suivre chaque escarmouche, mais chacun doit savoir où les trouver.
Dans la tente, la voiture ou une zone hors-jeu
Les papiers, réserves, emballages, gros outils et objets de valeur peuvent rester hors de vue. Ne laissez toutefois ni médicament sensible à la chaleur, ni batterie, ni personne — fût-elle un puissant archimage — dans un véhicule surchauffé.

Les indispensables à garder sur soi en GN
De l’eau, d’abord et toujours
Marcher, combattre, porter plusieurs couches et parler avec emphase donnent soif. Emportez une gourde suffisamment grande et identifiez les points de remplissage dès votre arrivée. Par temps chaud, buvez régulièrement sans attendre d’avoir soif et adaptez votre activité aux conditions.
Pour emporter une véritable réserve sans faire apparaître une bouteille moderne, nous proposons notamment ces outres en daim de diverses contenances, très appréciée des joueurs. Inspirées des gourdes de bergers, elles dissimulent sous leur enveloppe en cuir une poche intérieure apte au contact alimentaire. Le daim légèrement humidifié contribue à rafraîchir la boisson par évaporation. Choisissez la contenance selon la durée du jeu, les possibilités de remplissage et le poids que vous souhaitez porter.
Si vous préférez conserver une bouteille habituelle, optez pour un porte-bouteille de GN ou une housse en toile lavable. Dans tous les cas, le récipient en contact avec la boisson doit être prévu pour un usage alimentaire et doit pouvoir être nettoyé correctement.
Une belle fiole décorative n’est sans doute pas la solution la plus pratique du fait de sa contenance réduite. Et nous devons souligner que le tonnelet de bière ne constitue pas non plus un plan d’hydratation optimal. Notez qu’une bonne gourde ne vous dispensera pas de passer à la taverne où l’on trouve les rumeurs les plus fraîches.
Le téléphone, même chez les elfes
Un téléphone chargé reste un incontournable précieux pour joindre l’organisation, retrouver le camp, consulter une information pratique ou appeler les secours. Placez-le en mode silencieux, réduisez sa luminosité et gardez l’écran tourné vers le corps lorsque vous ne l’utilisez pas.
Le camouflage le plus simple est une sacoche en cuir ou en tissu épais, éventuellement doublée d’une petite pochette étanche. Évitez les enveloppes compliquées à ouvrir : en cas d’urgence, le téléphone doit rester immédiatement disponible.
Une petite batterie externe peut suivre les jeux longs, mais il est souvent préférable de la laisser au camp. Utilisez un câble et un chargeur adaptés, gardez l’ensemble au sec et à l’écart du soleil. Ne rechargez pas un appareil sous un amas de tissus ou sur une surface inflammable, et cessez d’utiliser toute batterie anormalement chaude, gonflée ou endommagée.
Les médicaments personnels et une fiche d’urgence
Prenez vos traitements habituels en quantité suffisante, dans leur emballage d’origine, avec l’ordonnance si elle peut être utile. Ne les transvasez pas dans une fiole d’apothicaire : le remède du XXIe siècle gagne à conserver son nom, son dosage et sa date de péremption.
Une fiche protégée de l’humidité peut indiquer votre identité, les allergies importantes, les traitements en cours et la personne à prévenir. Rangez-la dans un emplacement connu de vos proches en jeu, sans l’exposer inutilement aux regards.
Une lampe compacte
Une lampe frontale libère les mains pour rejoindre sa tente ou vérifier un chemin. Une petite lampe torche se dissimule plus facilement en poche. Si possible, choisissez un éclairage réglable ou rouge afin de moins éblouir les autres joueurs.
Au camp, une lampe LED peut être placée dans une lanterne ou derrière un écran diffusant. Les flammes nues, bougies, torches et braseros ne doivent être utilisés que si l’organisation et les conditions locales les autorisent. Dans le sud de la France par exemple, faites une croix dessus ! Un éclairage électrique peu romanesque vaut mieux qu’un campement authentiquement embrasé.
Une petite réserve de confort
Selon la saison et le terrain, ajoutez :
- une crème solaire et un stick pour les lèvres ;
- un répulsif adapté, un tire-tique et une pince à échardes ;
- des mouchoirs ou de l’essuie-tout et un petit flacon de solution hydroalcoolique ;
- des collations qui supportent la chaleur ;
- des lunettes de soleil réellement protectrices ;
- les produits nécessaires aux lentilles, ainsi qu’une paire de lunettes de secours si vous en avez besoin.
Ces objets peuvent être regroupés dans une poche intérieure clairement organisée. Inutile de transporter l’intégralité de la salle de bains : le bon nécessaire est celui que l’on accepte réellement de porter.
Préparer un camp de GN où l’on récupère vraiment
Le camp ne sert pas seulement de décor. C’est l’endroit où l’on dort, mange, se change, soigne les petits bobos et retrouve assez d’énergie pour repartir négocier avec la nécromancienne.
Pour dormir au sec et au chaud
Prévoyez :
- une tente testée avant le départ, avec sardines, maillet et pièces de rechange ;
- une protection sous la tente si le terrain et le modèle l’exigent ;
- un matelas ou tapis de sol isolant ;
- un sac de couchage adapté aux températures nocturnes prévues ;
- un oreiller compact ou une taie à remplir de vêtements ;
- une tenue sèche réservée à la nuit ;
- des bouchons d’oreille et, au besoin, un masque de sommeil.
Une tente moderne peut rester dans la zone hors-jeu ou être rendue plus discrète par une façade, un auvent ou des lés de toile aux couleurs du camp. Ne masquez ni les ouvertures d’aération, ni les sorties, ni les cordages. Ces derniers doivent rester visibles pour éviter qu’un voyageur nocturne ne les découvre de sa cheville.
Pour affronter la météo
Glissez dans vos bagages une couche chaude, un vêtement de pluie réellement imperméable, un chapeau, des chaussures de rechange et davantage de chaussettes que votre optimisme ne le juge nécessaire. Une cape complète agréablement un costume, mais elle ne remplace pas toujours une protection technique contre plusieurs heures de pluie.
Le vêtement moderne peut se porter sous le costume ou la cape lorsque cela ne gêne pas les mouvements. Les pièces très voyantes restent dans une sacoche ou au camp jusqu’au moment où elles deviennent nécessaires. La sécurité thermique n’a pas à passer une épreuve de costume.
Vous pensez balayer d’un revers de main ces questions climatiques ? Ayez une pensée compatissante pour le Chevalier du Drac qui a monté, dans un mai printanier, sa tente sous la neige : la météo peut faire partie des surprises que vous réserve votre GN.
Pour manger et boire sans transformer le camp en supérette
Vérifiez ce qui est fourni par l’organisation et apportez, selon les besoins : réserve d’eau, aliments faciles à conserver, glacière, ouvre-boîte, vaisselle, couverts, produit-vaisselle, torchon, éponge et sacs pour les déchets.
Les emballages peuvent être rangés dans des caisses fermées ou remplacés, au moment du service, par des contenants adaptés au contact alimentaire. Conservez néanmoins les étiquettes utiles, les dates et les informations sur les allergènes. Les denrées fragiles doivent rester au froid : seule une glacière peut ralentir l’inexorable marche des bactéries. Une toile au-dessus suffit à sauver le décor.
Pour dresser la table, la rubrique vie de camp rassemble notamment récipients, couverts et lanternes d’inspiration historique. Vérifiez toutefois que les récipients conviennent à un usage alimentaire et n’allumez bougies ou lanternes que si les règles du site l’autorisent. Même bien équipée, l’auberge du camp n’échappe pas aux lois de la sécurité.
Pour l’hygiène quotidienne
Le nécessaire varie avec le lieu, mais la base comprend généralement :
- brosse à dents et dentifrice ;
- savon et shampoing compatibles avec les installations du site ;
- serviette à séchage rapide ;
- papier toilette ;
- produits menstruels si nécessaire ;
- lentilles, solution et étui ;
- sacs étanches pour séparer le propre, l’humide et le sale ;
- sacs-poubelle solides.
Une trousse de toilette en toile, des flacons opaques réutilisables et un coffre fermé suffisent à préserver l’esthétique du camp. N’abandonnez aucun produit dans la nature, même lorsqu’il est présenté comme biodégradable.
La trousse de sécurité personnelle
Le dispositif de sécurité prévu par l’organisation reste la référence. Une petite trousse personnelle est néanmoins utile pour les ampoules, éraflures et autres blessures mineures. Elle ne remplace ni les personnes formées, ni le poste de secours, ni l’appel au 15 ou au 112 lorsque nécessaire.
Pour une trousse compacte, prévoyez notamment :
- pansements de plusieurs tailles et pansements pour ampoules ;
- compresses stériles ;
- désinfectant cutané ;
- sérum physiologique en unidoses ;
- sparadrap et petite bande ;
- gants jetables ;
- petits ciseaux à bouts ronds ;
- pince à échardes et tire-tique ;
- couverture de survie ;
- traitements personnels.
Adaptez le contenu à la durée, au terrain, à la météo et à votre état de santé. Pour les médicaments non prescrits, demandez conseil à un professionnel de santé et ne distribuez pas votre pharmacie aux autres participants.
La trousse peut être placée dans un sac de toile, un coffre ou un coffret d’apothicaire, mais en matière de premiers secours, le camouflage ne doit jamais compliquer les choses ou changer le soin en opération comando. La pochette intérieure doit donc rester clairement identifiable et facile à saisir.
Le petit matériel qui sauve un costume — et parfois un camp
Quelques objets légers permettent de régler la plupart des incidents matériels :
- nécessaire de couture, fil solide, dé et aiguilles ;
- épingles de sûreté ;
- lacets et sangles de rechange ;
- ruban adhésif textile ;
- quelques colliers de serrage ;
- nombreuses ficelles ou cordelettes ;
- petits ciseaux efficaces ;
- crayon, marqueur et quelques feuilles ;
- piles adaptées aux lampes ;
- sacs étanches et sacs-poubelle ;
- une petite serviette ou un chiffon. (Gardez en tête le conseil le plus avisé du Guide du voyageur galactique !)
Le ruban adhésif et les colliers de serrage réparent provisoirement une sangle, un décor ou un contenant. Ils ne doivent jamais servir à sécuriser une charge lourde, un élément soumis au feu ou un équipement dont dépend la sécurité. Les outils coupants restent rangés et ne sont emportés que si le règlement du GN les autorise.
Camouflez ce nécessaire dans une trousse roulée, un sac de toile ou une petite boîte rangée au camp. Une réparation moderne effectuée hors de vue préserve l’immersion de tout un chacun.
Comment camoufler le matériel moderne sans créer de nouveaux risques ?
Le meilleur camouflage ne transforme pas nécessairement l’objet : il le soustrait au regard tout en laissant sa fonction intacte.
| Objet moderne | Camouflage simple | À éviter |
|---|---|---|
| Téléphone | Sacoche opaque, poche intérieure, étui en cuir | Fermeture lente à ouvrir, téléphone inaccessible en urgence |
| Bouteille | Porte-bouteille, housse en toile ou en cuir | Récipient décoratif non alimentaire, eau difficile d’accès |
| Trousse de secours | Pochette identifiable dans un coffre ou un sac de toile | Médicaments transvasés, trousse impossible à repérer |
| Lampe frontale | Poche de ceinture ou lampe LED placée dans une lanterne adaptée | Flamme non autorisée, bricolage qui chauffe ou gêne l’éclairage |
| Batterie externe | Pochette de rangement retirée pendant la charge | Charge sous des tissus, au soleil ou sur une surface inflammable |
| Glacière | Coffre factice, paravent ou toile amovible | Dispositif qui empêche l’ouverture ou compromet la conservation |
| Tente moderne | Auvent, façade ou toile aux couleurs du camp | Aérations, sorties et cordages dissimulés |
| Chaise pliante | Housse ajustée ou couverture fixée | Tissu traînant au sol ou proche d’une flamme |
| Emballages alimentaires | Caisse fermée et contenants alimentaires de service | Suppression des dates, allergènes et consignes de conservation |
Trois règles résument l’ensemble :
- Camouflez le contenant, pas les informations de sécurité.
- Préférez les housses amovibles, faciles à laver et à retirer pour utiliser ou recharger l’objet.
- Gardez l’essentiel accessible. L’immersion ne mérite ni une déshydratation, ni un traitement retardé, ni une chute sur un cordage invisible.
Checklist : que prendre pour un GN ?
Documents et informations
- Confirmation d’inscription et consignes de l’organisation
- Pièce d’identité, moyen de paiement et itinéraire
- Coordonnées de l’organisation et personne à prévenir
- Fiche de personnage et règles utiles
- Prévisions météo vérifiées au dernier moment
À garder sur soi

- Eau et système de portage
- Téléphone chargé
- Traitement personnel et fiche d’urgence
- Petite lampe
- Protection solaire ou contre les insectes selon la saison
- Collation
Pour le camp
- Tente complète et testée
- Matelas isolant, sac de couchage et oreiller
- Vêtements chauds, tenue de pluie et vêtements secs
- Eau, nourriture, vaisselle et matériel de conservation
- Nécessaire de toilette
- Produit vaisselle et éponge
- Sacs-poubelle
- Lampe de camp, câbles et batterie externe
- Bouchons d’oreille
Pour les imprévus
- Petite trousse de secours
- Pansements pour ampoules et tire-tique
- Nécessaire de couture
- Ruban adhésif, lacets et cordelette
- Piles, sacs étanches et chiffon
Préparer son premier GN ne consiste donc pas à choisir entre confort et immersion. Il suffit de donner à chaque objet la bonne place, le bon contenant et le bon moment d’apparition. Le téléphone dort dans sa sacoche, la gourde garde son eau fraîche, la trousse de secours reste reconnaissable et les chaussettes sèches attendent leur heure de gloire. Car il est des quêtes que l’on remporte avec une épée — et d’autres avec une paire de rechange.
Le lecteur qui prépare son premier GN trouvera là une aide pour préparer son premier costume de GN.
Sources
- FédéGN — Statuts, règlement et charte : cadre de sécurité, information des participants, premiers secours et règles liées au feu.
- Croix-Rouge française — La liste pour une trousse de secours de randonnée complète : composition et organisation d’une trousse personnelle de plein air.
- Santé publique France — Premières chaleurs et exposition aux UV : hydratation, adaptation de l’effort et protection solaire.
- Anses — En forêt ou dans le jardin, attention aux tiques : prévention et retrait des tiques.
- DGCCRF — Les neuf règles d’or de la sécurité des batteries au lithium : charge, chaleur, humidité et batteries endommagées.
Cet article a été en grande partie généré avec l’aide de l’IA, puis il a été corrigé, amandé et réécrit par un humain.

